Né en 1 975 à Longwy, Lorraine, dans le coeur noir d’un bassin sidérurgique en pleine décomposition, en plein déssèchement, Sébastien Houbre a gardé de ses années de jeunesse des valeurs prolétariennes.
Les notions de lutte sociale, d’éducation populaire, d’accès de tous à la culture, sont au coeur de ses parcours artistique et humain, si étroitement liés. Elevé au coeur d’une cité ouvrière, melting-pot culturel et social planté en rang-d’oignons le long de la frontière franco-belge, ses références sont teintées de ‘belgeries’, de syndicalisme, de nature, de littérature, de poésie, de peinture, de musique, et de cinéma aussi… Ce n’est que plus tard, à Paris que Sébastien découvre le théâtre, pour lequel il écrit des pièces confidentielles mais qui ont proposé une ouverture publique aux poèmes de jeunesse. Devenu comédien, Sébastien affine et affirme ses mots, dans un travail incessant de recherche de sa poésie propre, sans imiter, sans copier. Et c’est finalement avec le conte qu’il parvient à mêler toutes ses aspirations, goûts, envies. Les contes de Sébastien Houbre sont tous empreints de poésie, chanson, musique, société, rêve, vérité, etc. de tout ce qui fait l’homme, et que l’homme fait.
L’oeuvre en marche de Sébastien Houbre est une recherche progressive, qui tâche d’emprunter sa voie propre, fouille, décortique. Plein d’intuition (de plus en plus) et d’analyse (de moins en moins), il observe, incrimine tout et tous.
Les contes de Sébastien Houbre sont des miroirs élastiques au monde, à peine déformé par le travail, l’incidence de la poésie, la réfraction du rêve. Musicien et poète, c’est en véritable troubadour que se présente Sébastien Houbre, un artiste qui aime à façonner ses projets depuis l’intuition première jusqu’à l’affiche finale.

